[L’Epide] Un encadrement militaire pour les mineur-e-s délinquant-e-s

Rédigé par Usul le 14 février 2012




Transmis par Gérard depuis Le Parisien, le 14 février 2012

L’Epide, une école de la deuxième chance sous tutelle, notamment, du ministère de la Défense, est désormais autorisé à prendre en charge des mineurs délinquants âgés de 16 à 18 ans. Objectif : les réinsérer au plus vite.

Un encadrement « militaire » pour remettre les jeunes délinquants dans le droit chemin. L’idée avait été évoquée par Ségolène Royal en 2007, puis par Nicolas Sarkozy en 2011. Finalement, une loi en ce sens a été adoptée en décembre dernier à l’Assemblée nationale.

Le décret d’application a été publié en début de semaine dernière et permet donc à quinze Etablissements publics d’insertion de la défense (Epide) de l’Hexagone — dont celui de Margny-lès-Compiègne — d’accueillir des mineurs en passe d’être jugés pour des délits ou déjà condamnés. Jusqu’alors, ces établissements, qui proposent un encadrement d’inspiration militaire, n’accueillaient que des jeunes majeurs de 18 à 25 ans, sans emploi, en proie à des difficultés scolaires et parfois en rupture sociale. « Ça ne changera strictement rien à nos méthodes. Les mineurs seront intégrés aux autres jeunes. Chacun est là pour des raisons différentes, mais c’est justement le brassage qui fait la force de notre école », explique Eric Nicaise, le directeur de l’Epide de Margny-lès-Compiègne.

Son établissement accueille pour l’instant 166 jeunes, tous en internat. Ils seront rejoints par une quinzaine de mineurs âgés de 16 à 18 ans, originaires de l’Oise ou du Val-d’Oise, qui intégreront l’établissement pour une durée de six mois ou un an, sur décision du juge des enfants. « Tous les jeunes majeurs que nous accueillons sont volontaires. Ce sera exactement pareil pour les mineurs. Pour que ça fonctionne, quatre acteurs doivent être d’accord : la juge, le jeune, ses parents et l’Epide. Sinon, ça ne marche pas », prévient Eric Nicaise.

Les jeunes mineurs dont la candidature sera retenue par les centres seront appelés « volontaires juniors ». Ils suivront des cours de remise à niveau si nécessaire et des formations correspondant à leur projet professionnel. Ils auront donc le même rythme de vie et les mêmes contraintes que les majeurs, même si des adaptations pédagogiques liées à leur âge sont prévues.

Tout au long de leur parcours, les mineurs resteront placés sous la responsabilité de la direction de la Protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) et le juge sera tenu en permanence informé du déroulement du séjour du mineur. Eric Nicaise, qui s’apprête à rencontrer un candidat potentiel dans un centre de détention pour mineurs du département, tient à clarifier les choses : « Le séjour à l’Epide n’est pas une alternative à la prison. Avec nous, ils ont un rythme et une hygiène de vie compatibles avec une activité professionnelle. L’idée maîtresse, c’est de prendre en charge ces jeunes le plus tôt possible avant qu’ils ne dérapent. »

Source :
http://www.leparisien.fr/oise-60/encadrement-de-type-militaire-pour-mineurs-delinquants-14-02-2012-1860225.php?xtor=EREC-109----20403@1

Classé dans : Actu - Mots clés : Etablissement pénitentiaire pour mineur, Etat, liberté, prévention délinquance, mineurs, sécuritaire

1 commentaire

lundi 05 mars 2012 à 23:36 LEAU KANG MUI a dit : #1

Et le Centre Epide de Saint-Quentin est le 1er centre à recevoir ces jeunes mineurs fin mars.

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